Accueil » Musique

Michel Sardou, portrait…

26 mai 2009 3 commentaires

Si le champion toutes catégories de la chanson française reste le grand Johnny Hallyday, Michel Sardou n’en reste pas moins un des monuments les plus représentatifs. D’ailleurs, les chemins des deux hommes ne se sont-ils pas souvent croisés ?

Amis à la vie comme à la scène, leurs chemins musicaux se sont cependant séparés. Rock’n’Roll Attitude pour Johnny. Variété contestataire et populaire pour Sardou.

Ce dernier, provocateur invétéré, dont les chansons restent gravées à jamais dans l’inconscient collectif (Les bals populaires, La java de Broadway, La maladie d’amour, Les lacs du Connemara, Vladimir Illitch, Le France, Les Ricains, …), continue de séduire toutes les générations et s’attaque désormais, avec brio, au cinéma.

Famille d’artistes

Michel Sardou naît sous une bonne étoile, le 26 janvier 1947 à Paris, dans le 17e arrondissement. Sa famille est issue d’une longue tradition d’artistes. Depuis la moitié du 19e siècle, les Sardou courent les villes de scènes en scènes.

Plus proche de nous, son père, Fernand Sardou (1910-1976) est un comédien de théâtre et de cinéma reconnu. Sa mère, Jacky Sardou (décédée en 1998) joue quant à elle dans le registre de la comédie. Naturellement, la vie du petit Michel sera celle d’un artiste.

Ses premières années se déroulent pourtant loin de Paris, dans la Meuse, où Michel est élevé pendant les tournées de ses parents. Rapidement, il retrouve la capitale et mène entre Fernand et Jacky, la vie d’enfant de la balle qui lui est destinée. Michel sait bien que l’école n’est pas pour lui.

Envoyé en pension dans les Yvelines, à Jouy-en-Josas, il la quitte à seize ans pour ne plus y revenir. Son entrée sur scène, il la fait dès 1963 dans le cabaret de son père “Chez Fernand Sardou” en serveur-vedette. Tout en apprenant le métier, il découvre la vie et épouse en 1965 Françoise, sa première femme. Ensemble, ils auront deux filles, Sandrine (1970) et Cynthia (1973).

Musicalement parlant, le succès viendra assez vite grâce à deux éléments déclencheurs. Le premier est sa rencontre avec deux hommes clés: Jacques Revaux en 1966, qui devient outre son ami, l’auteur de la plus grande partie de son répertoire, mais aussi Michel Fugain, avec lequel il écrit ses premières chansons. Le deuxième est la signature de son premier contrat chez Barclay la même année et la sortie de ses premiers disques: Le Madras fin 1965, puis Les filles d’aujourd’hui l’année suivante.

Les Ricains

Après une interruption militaire forcée, Sardou revient en force en 1967 avec son quatrième 45 tours Les Ricains. Ce “tube” révèle toute la personnalité d’un jeune chanteur se disant de droite, grincheux et contestataire, n’hésitant pas à chanter à contre-courant.

Ainsi Les Ricains (écrit en pleine guerre du Viêt-nam) est le premier d’une longue série de mini-révolutions: Je suis pour (pour la peine de mort), Le France (rappelant la fin du somptueux navire français) ou encore Vladimir Illitch ou Français plus récemment.

Mais si ses chansons les plus controversées donnent naissance à des comités anti-Sardou, il ne faut pas oublier que le chanteur est aussi l’interprète des plus belles chansons du répertoire francophone: Petit, Les vieux mariés, La java de Broadway, Les lacs du Connemara, Je vais t’aimer, La maladie d’amour, etc. Autant de succès qui font de lui un artiste aussi bien adulé que détesté viagra from canada.

Cette ambivalence n’empêche pas son public de venir nombreux à chacun de ses concerts. Durant toute sa carrière, à Paris (Bercy, Bobino, Olympia, …) ou en province, les fans se déplacent par centaines de milliers, valant à Sardou plusieurs Victoires de la Musique.


sardou


Les années 70 sont les années Sardou. Chacun de ses titres remporte un vif succès. Il alterne sans cesse albums studios et live. Ses tournées sont grandioses. Côté coeur, sa vie semble un peu plus trouble. Après son divorce, il se remarie avec Babette en 1977, qui lui donnera deux fils, Romain (né en 1974) et Davy (1978).

Entre temps, son père meurt en 1976, plongeant l’artiste dans un profond désespoir. Mais la vie continue et Sardou ne cesse d’être présent auprès de son public, des médias ou des journaux spécialisés. Rarement chanteur n’eut une carrière aussi prolixe. Avec sa participation aux Restos du Coeur de Coluche, sa popularité va grandissante et son image de vieux râleur s’estompe.

Cinéma et théâtre

Avec les années 90, Michel ralentit sa production musicale pour se consacrer à la comédie, véritable métier des Sardou. Celui qui déclare “je veux tout faire à la fois, jouer et chanter” s’était déjà essayé à la comédie dès l’âge de 6 ans, en figurant auprès de son père dans plusieurs films. Mais ses vrais débuts datent de 1983 dans le film de Marcel Jullian L’été de nos quinze ans.

On le voit ensuite dans Cross en 1987 ou la comédie Promotion canapé en 1990. Sa carrière de comédien s’oriente alors vers le théâtre avec succès. Il est applaudi dans Bagatelle dès 1996 puis dans Comédie privée plus récemment. La télévision est aussi séduite par ce personnage charismatique et l’embauche pour L’Irlandaise en 1993 et Le prix de l’honneur en 2003.

Un monument inébranlable de la chanson

Après son divorce avec Babette, le comédien-chanteur se remarie avec Anne-Marie Périer en 1999 et sort la même année un nouvel album studio Français. Suit une nouvelle tournée de soixante dates, qui le conduit dans toute la France avec le même succès.

Tout à la fois chanteur, auteur et comédien, Michel Sardou mène une carrière extraordinaire. Jeune artiste contestataire, il se fait plus doux avec l’âge mais garde quand même sa “grande gueule” et sa fierté. Il n’hésite pas à faire un procès à sa maison de disques et à se jeter à fond, en attendant, dans la comédie. Adoré par certains comme un chanteur populaire, détesté par tous ceux qui l’accusent de démagogie, Michel Sardou reste malgré tout un des plus grands artistes de ces cinquante dernières années.

Source Wikipédia

12345

Parse error: syntax error, unexpected '?>' in /homepages/13/d183367834/htdocs/personne-agee/wordpress/wp-content/themes/arthemia/comments.php on line 107